Un tableau de bord doit tenir sur une page.
Au-delà, ce n'est plus un outil de pilotage, c'est un livre comptable. Quatre à six indicateurs maximum, lus en dix minutes.
Contrôleuse de gestion en groupe coté, puis chez Bpifrance, puis à mon compte depuis 2019. Pas de prétention à l'expertise universelle — juste 15 ans à regarder des comptes de dirigeants, et à les aider à dormir.
L'édito du premier numéro. Pourquoi un cabinet de poche, pourquoi seule, pourquoi maintenant.
J'ai mis dix ans à comprendre une chose : la finance qui sert vraiment, c'est celle qui prend une décision plus simple. Tout le reste — les liasses, les ratios, les modèles à dix-huit onglets — ça ne sert qu'à occuper les contrôleurs de gestion. Pas les dirigeants.
En 2018, je tournais en rond chez Saint-Gobain. Bon poste, bon salaire, bonne équipe. Et quand même : j'avais l'impression de produire des dashboards que personne ne lisait jamais. Je les voyais empilés sur les bureaux. Imprimés. Annotés une fois, peut-être. Puis enterrés.
Pendant cette même période, je conseillais des amis dirigeants de TPE le soir. Petits cabinets de design, restaurateurs, agences digitales, artisans. Ils ne voulaient pas d'un audit. Ils voulaient quelqu'un qui leur explique pourquoi ce mois était plus dur que le précédent, et qui leur dise quoi faire la semaine d'après.
C'était toute la différence. Ils ne voulaient pas un cabinet — ils voulaient un binôme. J'ai compris qu'il y avait là un cabinet à inventer. Pas un gros. Un cabinet de poche. Un seul DAF, plusieurs dirigeants, beaucoup de café.
J'ai démissionné en mai 2019. J'ai lancé Phœnix en septembre. Cinq ans plus tard, on est passés à 27 dirigeants accompagnés, deux partenaires de confiance pour les missions plus lourdes, et toujours la même règle : c'est moi qui pousse la porte.
CV intégral, sans broderie. Cinq étapes en quinze ans.
Accompagnement de 27 dirigeants depuis le lancement : TPE de service, PME industrielles, indépendants en transition, deux PME en cession. Tickets de 2 800 à 12 000 € HT / mois. Bureau au 4ᵉ arrondissement.
Instruction de dossiers de financement régional : prêts d'honneur, garanties, fonds propres. Près de 200 dossiers PME instruits, 60 % d'avis favorables défendus. Vue intime des bilans de petites entreprises — c'est là que l'envie de basculer a mûri.
Suivi de quatre sites industriels, budgets annuels, reporting groupe mensuel, projets d'investissement. L'école rigoureuse de l'analyse financière en environnement coté. J'y ai appris la discipline du chiffre. Et l'ennui des dashboards qu'on n'utilise jamais.
Deux saisons d'audit légal en cabinet, principalement sur des PME industrielles régionales. Apprentissage du regard détaché — comprendre une boîte en trois jours de revue. Très formateur. Aussi : un peu vide humainement, ce qui a accéléré le passage en entreprise.
Pas un parcours élitiste, mais un cursus solide en finance d'entreprise et comptabilité. J'ai aimé apprendre les chiffres à 22 ans. Je les aime encore aujourd'hui, sous un autre angle.
Six convictions tenues fermement — pas négociables.
Pas tout le monde n'est d'accord. C'est un peu le but : Phœnix se distingue par ce qu'il refuse de faire autant que par ce qu'il fait.
Au-delà, ce n'est plus un outil de pilotage, c'est un livre comptable. Quatre à six indicateurs maximum, lus en dix minutes.
Si à la sortie d'un rendez-vous vous ne savez pas quoi faire lundi matin, c'est que le rendez-vous n'a servi à rien.
Pas un avis vague. Pas un « ça dépend ». Si je n'ai pas d'avis sur votre décision, c'est que je ne fais pas mon travail.
30 minutes à parler, ça vous dit déjà 80% de ce qu'il y a à savoir sur la suite. Aucune offre chiffrée avant le café — c'est une règle.
C'est de vous vendre du sommeil. Si vous dormez mieux trois mois après l'arrivée de Phœnix, j'ai gagné. Sinon, on arrête.
Vous savez votre métier mieux que moi. Mon rôle, c'est de mettre des chiffres dessus — pas de vous expliquer votre marché.
30 minutes en visio ou en présentiel à Lyon. Sans engagement, sans dossier à préparer, sans email demandé en échange.